• Accueil
  • Photos
  • Videos
  • Trajet
  • CouchSurfing
  • Facebook
  • RSS
  • Contact
Blue Orange Green Pink Purple

Vadrouille débrouille

Petits récits de voyages...en vadrouille et avec débrouille. Le principe est simple: je pars pour une destination sans avoir rien préparé au départ, aucune réservation, aucun obligation, chaque matin je ne sais pas où je vais dormir le soir même, ni où je vais être. Débrouille parce que forcement il faut se nourrir, se laver, dormir.

Le principe n'est pas de faire de la survie, mais simplement de raconter comment je voyage sans réserver d'hébergement, sans planifier, sans prise de tête. C'est clair que le confort absolu n'est pas recherché, je cherche avant tout à vivre mes voyages, et voir du pays. Vadrouille, débrouille mais pas glandouille!

Trajet EP1: Strasbourg-Sarajevo
Trajet EP2: La Loire à vélo

EP2 J12 - Gien - Orléans

Finalement la nuit n'a pas été si terrible que ça. En plus comme j'ai bivouaqué léger, je peux repartir très rapidement en quête d'un petit déjeuner. Au bout d'un quart d'heure, dans le bourg suivant, faute de boulangerie, je me rabats sur le bar-tabac, seul commerce du coin. La patronne est très sympa et me fait rire à chasser les mouches avec sa tapette, et les quelques habitués qui déversent leur lot habituel de ragots et potins sur le village. Rien de spécialement rigolo, plutôt des histoires de jalousies et d'actualités du village. Il fait plutôt froid ce matin, et le chocolat chaud passe bien. Je discute un peu avec la patronne et une habituée, qui m'offre un jus de mangue. Je me dis que quand même, il faut sacrément être fort pour savoir tenir sa langue avec tout ce qu'on apprend sur le gens quand on est patron d'un café d'un si petit village.

Il fait un peu meilleur quand je repars, à un rythme pépère, et au bout de quelques kilomètres, je me fais soudain rattraper par un routard à vélo. Il s'appelle Serge, ancien horticulteur à la retraite, écume les routes de France et de Navarre depuis belle lurette. Plus de 400000km au compteur ! Originaire de Saumur, il est parti de Mulhouse il y a deux semaines et rentre chez lui. Assez rigolo, j'aime bien son caractère un peu bougon. Nous faisons route et causette ensemble pendant une heure ou deux, sur la piste cyclable construite sur la digue. J'apprends qu'il a fait le tour du monde pendant 12 ans, à pied principalement, et je remarque qu'il n'a plus de main droite mais un moignon. Je suis assez impressionné par son courage. En plus ça me permet de me reposer un peu, car il est chargé comme une mule, avec une remorque à l'arrière, et peine vraiment dans les montées (« hey gamin tu m'attends en haut ! »). Encore une fois, hier soir je me sentais un peu seul, et paf la compagnie arrive. Le destin, ca poutre. Après avoir partagé un repas sur fond de centrale nucléaire, encore une, je le quitte car il faut que je sois à Orléans le soir même, et donc augmenter la cadence sera nécessaire.

Je ralentis tout de même pour admirer le superbe chateau de Sully, et fais le tour du parc qui le jouxte, et ne parviens plus à reprendre mon rythme par la suite car la route devient plate, monotone, j'ai mal au cul, et je fais du 12km/h à peine à cause du vent de face.

Les dix derniers kilomètres sont un enfer. J'entre dans la ville tant bien que mal à la recherche d'un bar où boire une bière et appeler Mathieu dit « Porn » mon hôte de ce soir. Quand soudain à un croisement, j'entends crier après moi. Énorme coïncidence, Mathieu et sa copine Emma sont là, juste arrêtés au feu rouge de l'intersection que je viens de passer. Je les suis jusqu'à leur domicile où je fais connaissance avec Axelle la plus belle des petites princesses, et une bière qui fait du bien par là où elle passe. S'en suivront une bonne soirée un peu arrosée dans différents endroits de la ville, et un coucher fort tardif, mais celaaaaa ne vous regarde paaas... :D
Lire la suite 0 commentaires | Publié par Gilles edit post

EP2 J11 - Sancerre - Gien

Après un petit déjeuner copieux à l'auberge, je repars propre, reposé et de bonne humeur. Il fait gris, ça drache par moments, mais globalement ça va, rien à signaler si en bien, ni en mal. Pour vous dire la seule chose qui m'a donné envie de sortir l'appareil photo, c'est un terrain de basket avec une centrale nucléaire en fond. D'ailleurs cette centrale, de Belleville, on y passe juste à coté, mais alors à 30m des tours de refroidissement et 60 des réacteurs quoi. Moi qui pensait que s'agissant de points stratégiques d'intérêt national, et que de fait on ne pouvait approcher à moins de 1 ou 2 kilomètres... Là, j'ai juste l'impression que je peux sonner et entrer comme je veux, il n'y a même pas de mirador ou de gardien à l'entrée.

Un peu plus loin la piste cyclable repasse en mode « vert » et redevient un sentier bordé d'arbre, jouxtant le canal latéral à la Loire. Globalement RAS jusqu'à Gien, joli bourgade accolée aux berges de la Loire. Ah si, un joli pont-canal à Briare. Un peu comme à Nevers un pont permet d'entrer dans Gien et cela m'offrirait un superbe panorama s'il n'y avait pas une horrible et immense centrale nucléaire dans le fond, celle de Dampierre.

La ville en elle-même semble ne rien avoir d'exceptionnel, quoique je ne m'attarde pas et file chercher une salle de sport. C'est finalement le stade que je trouve en premier, je pénètre dans l'enceinte, et, coup de chance il y a une équipe de foot qui est sur le point de commencer l'entrainement. Je demande au coach si je peux juste prendre une douche, après courte reflexion il acquiesce. Yes !
Une fois de retour au centre-ville, tradition oblige, je me pose dans un bar pour une cervoise. J'étais en train d'écrire quand soudain un homme vient m'aborder. Il a vu mon vélo et lui aussi vient de parcourir la Loire à vélo, mais dans l'autre sens, en remontant. Il m'explique que si la plupart des gens remontent la Loire au lieu de la descendre c'est à cause du vent, qui joue plus que les montées/descentes sur ce trajet. C'est vrai que je morfle avec le vent de face... C'est sa dernière étape, il dort ce soir à l'hôtel puis rentre chez lui, j'ai oublié où.
En quittant le bar, une des deux femmes qui se trouvaient de l'autre coté de la terrasse me demande si je voyage. « Ah bon ? Ça se voit tant que ça ? » La conversation s'engage et nous sympathisons. Au bout d'une vingtaine de minutes, la nuit commence vraiment à tomber. Mais je n'ai pas le courage de leur demander de m'héberger. Je prends donc congé.

Je me mets à la recherche d'un endroit pour dormir, mais les bords de Loire sont murés et rien dans la ville. Je retraverse le pont pour en sortir, il fait carrément nuit maintenant, et pas de Lune pour m'éclairer, je sors la frontale. Au bout de trente minutes et quelques kilomètres, je décide de m'établir sous les arcades d'un pont de chemin de fer, une sorte d'énorme viaduc. Sachant que je suis tout près d'une exploitation agricole, d'un chemin et d'un village, je décide de dormir à la belle, juste avec mon matelas et mon sac de couchage. Je suis réellement furax contre moi-même, vu comme le courant passait bien avec les deux nanas du bar je me sens trop con de ne pas osé avoir demandé. Me voilà dehors, sous un pont qui goutte, au vent, et je me sens bien seul. Demain est un autre jour, ça me servira de leçon pour la prochaine fois, en attendant, dodo.
Lire la suite 3 commentaires | Publié par Gilles edit post

EP2 J10 - Nevers - Sancerre

Bonne chose, je me réveille au sec. Premier objectif, trouver un café et une boulangerie pour prendre le ptit dej. Mais on est dimanche, et en plus j'avais pas calculé que c'était férié, car on est le le 15 août. Je ne trouve rien sur ma route avant Pougues-les-Eaux, et son Café du Commerce. J'y reste un peu histoire d'écrire pour le blog et pour me réchauffer un peu, "c'est pas du chaud" ce matin. Et puis le ciel est sacrément menaçant, je crains le pire pour la suite de la journée. Mon estomac commence à crier famine lorsque j'arrivé à la Charité-sur-Loire vers 14h. Mais tous les commerces sont fermés, et le seul restaurant trouvé, une crêperie, ne sert plus. Après quelques recherches, je me rabattrai finalement sur un vieux jambon beurre avec du pain même pas bon d'une épicerie qui était ouverte.

La piste cyclable est bien lisse mais j'ai toujours le vent de face et il s'est mis à pleuvoir. Bref j'ai la sensation de ne pas avancer, je broie un peu du noir, et bien sur, quand la tête ne va pas, les jambes non plus. Au bout d'un moment fatigué nerveusement, je mets du Gogol Bordello dans mes oreilles, descends du vélo et me mets à danser sous la pluie comme un taré au beau milieu de la piste cyclable. Comme j'étais au milieu de nulle-part, personne apparemment n'a pu profiter du spectacle, mais ça m'a fait du bien, redonné le moral et l'envie. J'enfourche à nouveau le vélo en chantant à tue-tête et ma moyenne horaire augmente considérablement.

Soudain, à même pas 10 mètres devant moi, une biche gracile sort d'un fourré et traverse la piste avant de redisparaître derrière un bosquet. C'est la première fois que j'en vois une d'aussi près, et c'est vraiment un animal magnifique. Ce qui est très agréable en vélo, grâce au silence de roulement, si vous ne mettez pas de déodorant ou de parfum, odeurs que les animaux sentent à des kilomètres, c'est de surprendre et de croiser régulièrement martres, buses, biches, lapins ou écureuils. Le problème c'est qu'ils me repèrent de loin quand même ou fuient rapidement et du coup je n'ai jamais le temps de dégainer l'appareil photo. Quoique, beaucoup, surtout hérissons, renards ou chats, ont une vitesse de 0km/h, mais sont relativement plats, collés à la route et peu photogéniques.

La piste cyclable s'est maintenant transformée en chemin de terre, et comme le parcours est relativement mal fléché, je ne manque pas de me perdre au milieu d'une forêt. Et c'est même là que je célèbrerai le 500ème kilomètre de mon périple.
Lorsque les journées sont difficiles comme aujourd'hui, le truc bien c'est que je sais me réjouir des petites choses comme franchir des paliers kilométriques, croiser des panneaux de villages ou hameaux rigolos, manger un carreau de chocolat, recevoir un sms d'un ami,etc. J'apprécie d'autant mieux le confort par la suite, et les difficultés font remonter mon taux d'humilité.

J'arrive enfin le soir à Sancerre, ville réputée pour ses vins, et décide de prendre une auberge pour ce soir, car j'ai besoin de me raser, de me laver ainsi que mes vêtements, de faire sécher la tente, de bien dormir et bien manger. 29€ en plus c'est bien moins cher qu'un Formule 1, pour une prestation bien plus agréable, confortable et moins impersonnelle. Je passe un petit coup de fil et c'est réservé.

En attendant, j'atterris au Ptit Berry, un bar restaurant de la rue principale, pour une petite bière et un Picon qui ont su se faire apprécier à leur juste valeur. Le patron est très sympa, amateur de sport et causant sans devenir envahissant. Sur la petite TV face au bar, nous suivons les exploits du relais 4x100 4 nages français au Championnats d'Europe. Puis après un bref intermède foot, le patron zappe sur Sport+ qui diffuse le match amical de basket USA-France. Je suis aux anges. Le menu à l'air alléchant et je décide finalement de dîner sur place. Et je ne fus pas déçu. En entrée, la terrible terrine du chef, suivie d'un excellent faux-filet parfaitement grillé dehors et saignant dedans, sur une sauce poivre-vert relevée juste ce qu'il faut, accompagné d'une sorte de millefeuille dauphinois fondant, et quelques lamelles de courgettes poêllées à l'huile d'olive. À la place du dessert j'ai pris une assiette de fromages, camembert, bleu et l'indispensable Crottin de Chavignol. Avec un petit verre de Sancerre rouge, le tout servi rapidement, par des serveuses agréables et avec le sourire. A noter que le patron m'avait également gentiment proposé de laver/faire sécher mes vêtements. Le temps d'un dernier verre au bar offert par le patron, et je prends congé, repus, pour rejoindre l'auberge. Au final, 27€ pour 2 bières, 1 Picon, entrée, plat, fromage et deux verres de rouge, rapport qualité prix excellent pour un Gilles super content.

Le temps de poser le vélo dans la cour de l'auberge, monter les sacs, prendre une douche, faire ma lessive (avec mon savon de Marseille), tirer la corde à linge à travers la chambre et étendre le tout, je laisse avec délectation Morphée m'enlacer, enfin!
Lire la suite 1 Commentaire | Publié par Gilles edit post

EP2 J9 - Decize - Nevers

J'ai passé une nuit à peur près correcte, en fait le problème du hamac, c'est que la toile de parachute est vraiment froide. Du coup avoir pensé à mettre le matelas autogonflant dans le hamac pour m'isoler du froid était une super idée. Je me mets en route tant bien que mal, mais je me sens vraiment poisseux puisque ça fait deux jours que je n'ai pas pris de douche, le ciel est menaçant, et le matin c'est assez difficile à froid. En passant dans le village suivant, je vois un panneau « Stade » et ça fait « tilt » dans mon esprit. Je m'y rends, pose le vélo, et vois que tout est fermé, sauf le tunnel des joueurs, ce qui me permet d'accéder... au vestiaires ! Vu qu'il n'y a personne dans les parages, je ressors, planque le vélo, prends mes affaires de douche et retourne ni vu ni connu dans les vestiaires.
L'eau est glacée, je sens ma virilité qui lentement se recroqueville, mais quel bonheur quand même. Quand, au bout de 5 minutes, l'eau commence à chauffer. Une douche chaude ! Le genre de truc tout con qui redonne bien le moral. Et puis je suis bien content, je prends de l'expérience, je retiendrai l'idée du stade pour la douche.


Les routes sont à nouveau droites, et peu roulantes, avec beaucoup de voitures. Je m'éloigne de la grande route direction Tinte, un tout petit village. Je le traverse et débouche dans un endroit très bucolique au bord d'un petit cours d'eau. Le temps d'un petit casse-croute, et je repars, direction nord. Je suis sur plusieurs kilomètres un petit chemin goudronné qui se dirige pile-poil dans la bonne direction, nord-nord-ouest, croisant ça et là quelques fermes isolées. Bien content d'avoir trouvé une alternative parfaite à la route principale, ma joie s'arrête net : la route s'arrête brusquement à l'entrée d'un ferme très jolie d'ailleurs.
Complètement paumé au milieu de nulle-part, je n'ai vraiment pas envie de me repalucher toutes les bornes jusqu'à Tinte. Je me rapproche de l'entrée de la ferme, lorsque à mon grand étonnement, en fait de petits vieux, deux charmantes créatures demoiselles sortent sur le pas de la porte. Je leur explique la situation et leur demande mon chemin, et à mon grand désarroi elles m'expliquent qu'il faut obligatoirement passer à Tinte pour arriver chez elles. Sans doute voyant la tête que je faisais, l'une d'elles m'indique un petit chemin perdu pour rejoindre la route principale. Il faudra que je pense à être un peu plus sociable pour taper la discute et arriver à me faire inviter à manger par exemple.

Je prends congé et prend la direction suggérée, quand je tombe sur une voie ferrée, et une petite baraque abandonnée, qui devait être il y a fort longtemps un arrêt. Je franchis prudemment la barrière de protection puis les voies, en suivant les recommandation d'un panneau indiquant de bien s'assurer qu'aucun train ne déboule.
La petite maisonnette est clairement abandonnée, les pièces du bas, assez vides contrastant avec celles du haut, bordéliques à souhait.

Je me prends à imaginer l'endroit au faîte de son activité, lorsqu'un chef de gare vivait peut-être ici... À présent, en bas un murier sauvage commence à envahir le bâtiment par la fenêtre, mais aussi à ma grande surprise par de plus petits interstices, comme les trous des volets. Cela donne vraiment une impression de vivant, un peu comme les plantes carnivores des dessins animés.

Je poursuis ma route et tombe sur un chemin très caillouteux qui monte énormément. Même en poussant le vélo, je dois m'arrêter à plusieurs reprises, c'est un enfer. Le tout pour au final récupérer la route et voir un panneau « Tinte 2,5 ». Super, une heure de perdue pour faire même pas 2,5 km. Joie.
Je continue donc sur la départementale jusqu'à Imphy, ou je bifurque par les petites routes en direction de l'ouest, pour rejoindre Magny-Cours.
Théatre de tous les grand prix de France de formule 1 depuis 199X, depuis deux ans le Grand Prix de France n'existe plus. Le grand patron de la formule 1, Bernie Ecclestone, Picsou comme c'est pas permis, trouve que le circuit Français, il est vrai perdu au beau milieu de nulle-part, n'est pas assez glamour/people, et à donc préféré mettre au programme des grand-prix dans des pays sans culture du sport automobile, mais dans des endroits richissimes et glamour comme Abu-Dhabi, la Chine ou Bahrein.
En même temps, sans en vouloir à François Mitterrand, qui voulait dynamiser une région amorphe, construire un circuit perdu au beau milieu de la France profonde, dans un milieu hyper rural, c'était un peu se tirer une balle dans le pied. A moins de monter tout un pôle technologique et de créer une synergie et une dynamique autour, ce qui n'a pas été fait, le circuit étant isolé.

Vous allez me dire, mais comment peux-tu être un défenseur de l'environnement et aimer les sports mécaniques ? Eh bien avant tout j'aime la vitesse. Depuis tout petit mon père suit la formule 1, et tous les dimanches après-midis ou presque je suivais les exploits des Prost, Senna ou Alesi avec lui. À l'époque la formule 1 était une affaire d'ecuries privées, associées à un motoriste, comme Williams-Renault, McLaren-Honda ou Benetton-Ford. La seule exception était Ferrari, mais cette dernière à toujours fabriqué des voitures de prestige pour financer la course automobile qui est son principal objectif, et non l'inverse. De ce temps, les bonnes idées naissaient dans la tête des ingénieurs, et pas des calculs de puissants ordinateurs, les pilotes devaient suivre leur ressenti et leur instinct pour régler leur monoplace, on pouvait parler de formule 1 artisanale, avec des équipe qui couraient non pas pour les retombées commerciales, mais uniquement pour l'aspect sportif.

Je déplore un peu le virage jet-set/people et ultra-commercial qu'a pris la formule 1 aujourd'hui, mais je continue à la suivre, les règles ayant été modifiées ces deux dernières années pour favoriser le pilotage au détriment de la technologie.

Il faut savoir qu'une étude à été menée il y un an ou deux, et l'ensemble de la saison de formule 1 à un bilan carbone équivalent à celui d'un gros club de foot type FC Barcelone ou Manchester United. Ça paraît peu mais c'est parfaitement logique : la formule 1 est un sport avant tout télévisé, 18 grand-prix par an avec chaque fois entre 100000 et 150000 spectateurs, rajouter les transports de matériels à travers les continents, la pollution des voitures étant de loin le poste carbone le plus faible, et on se rend compte que ce n'est pas si énorme que ça. À comparer aux 30 ou 40 matchs à domicile du club de foot (championnat+coupe+coupe d'Europe+amicaux+divers) avec à chaque fois autant de supporters.

Pourtant je trouve qu'aujourd'hui, avec le gel de l'évolution moteurs, et de la technologie en général, la formule 1 ne joue plus le rôle de moteur technologique qu'elle à joué par le passé. Après tout, on lui doit l'ABS, l'antipatinage ESP, le turbo, les suspensions actives, la direction assistée, les boites de vitesses automatiques et semi-automatiques... J'aimerais tellement que la F1 soit pionnière en technologies vertes et motorisations vertes. L'idée fait son chemin, mais l'heure est à la réduction des coûts, pas à l'innovation technologique. Dommage...

J'arrive enfin au circuit, après avoir traversé une ribambelle de petits hameaux perdus depuis lesquels j'entendais le vrombissement des moteurs au loin, des motos vraisemblablement.
Effectivement il est bizarre de voir une telle infrastructure plantée là, à deux pas des fermiers, des vaches et de petit villages.

Je me dirige vers l'entrée paddock, ou se trouvent des dizaines de motards sur une sorte de parking à coté du circuit, et un agent de sécurité, très aimable et sympathique me donne un bracelet pour y pénétrer et m'explique le fonctionnement du circuit. Aujourd'hui il s'agit d'un roulage simple pour les motards par cylindrée et par niveau par tranches de 20 minutes. Le tout est organisé par up-racing, une organisation qui loue des circuits pour du roulage moto.

Il y a des grillages partout et c'est vraiment compliquer de s'y retrouver, je me perds alors que je cherche à entrer sur la pit-lane, la ligne droite des stands. Finalement j'y parviens, après quelques gros détours, et je prends une place le long de la ligne droite, là ou en général les panneauteurs informent les pilotes de leur temps de tour et de l'écart avec les poursuivants. Le vacarme est assourdissant, les motos passent juste à quelques mètres de moi, c'est vraiment impressionnant.

L'ensemble des tribunes est en accès libre, après dix minutes sur la ligne droite, je me place en tribune K, d'ou je peux voir l'épingle d'Adélaïde puis les virages Imola et du Château d'Eau.
Je suis très surpris à quels point les pilotes sont respectueux les un envers les autres, à aucun moment je n'ai vu quelqu'un fermer la porte à celui qui double, tenter de résister, ou faire une queue de poisson. Et pourtant il essorent bien la poignée, et les genoux touchent le sol dans les virages. Aucune chute à déplorer non plus, voilà des gens qui savent se faire plaisir en toute sécurité, pas comme certains imbéciles qui me doublent en roue levée ou à plus de 100 à l 'heure sur la route.

Je ne reste finalement qu'une petite heure, un roulage sans enjeu étant assez répétitif, et il me reste environ 13km jusqu'à Nevers. L'arrivée sur la ville est assez jolie, avec un long pont à traverser pour arriver dans la cité qui semble attendre sur l'autre rive. Je me pose dans un bar, discute un peu avec les gens locaux, qui me disent qu'il s'agit d'une ville bien ennuyeuse, même si le centre assez médiéval/renaissance est très joli. Mais il est déjà tard, et je dois encore trouver l'endroit où dormir, sachant que c'est plus compliqué dans les grandes villes, car bien souvent il faut ressortir en périphérie. Je fais donc un bref tour du centre, qui effectivement est charmant, pour ensuite aller trouver un champ peinard au milieu de nulle part pour y passer la nuit.
Lire la suite 0 commentaires | Publié par Gilles edit post

EP2 J8 - Digoin - Decize

Reveil très humide. Je suis bien obligé d'attendre une bonne heure pour que la tente sèche un peu pour plier bagage. Le démarrage est poussif, mon genou droit, celui opéré, claque au niveau du tendon intérieur. Aucune douleur, mais c'est plutôt gênant, et ça n'arrête pas de me trotter dans la tête. Et puis pas envie ce matin. En plus je n'ai pas trouvé la voie verte en sortant de Digoin, j'ai froid et il fait moche. Je récupère la voie verte à Gilly-sur-Loire, pas pour longtemps puisqu'elle s'arrête à Bourbon-Lancy. D'ailleurs je comprends en arrivant à la fin de la piste cyclable à la gare abandonnée de Bourbon-Lancy, toutes ouvertures murées, que la voir verte en question devait autrefois être une ligne de chemin de fer. Je trouve cela extrêmement dommage d'abandonner à un tel dessein une gare et tout son passé chargé d'histoire, de rencontres, d'échanges d'adieux, de retrouvailles, d'autant plus qu'il s'agit plutôt d'une belle bâtisse. Voir un tel lieu de vie à présent aussi mort me désole un peu, moi qui rêve plus tard de vivre dans un endroit ayant eu une fonction (ancienne gare/école/usine/poste/port...) et d'en conserver un peu l'esprit initial.

À partir de là, les routes sont à nouveau droites, et les vallons s'accumulent, tout comme les douleurs à mes cuisses, avant de terminer par un plat de 10km avant Decize.
Depuis le début de mon voyage, je suis assez surpris par le nombre exorbitant de maisons à vendre sur le bord des routes et dans les villages que je traverse. Les essenceries, elles n'existent quasiment plus. Elles ont toutes sauf exceptions été transformées en magasins d'antiquités, boulangeries, habitations, quand elles ne sont pas laissées à l'abandon. Et pourtant j'en croise un paquet sur le chemin. À présent, tout le monde va chercher son carburant au supermarché, Messieurs Leclerc©, Carrefour™ et Intermarché® ayant très bien réussi à étouffer le commerce local, le service et le sourire en moins. Et les emplois en moins aussi, comme les salaires des employés d'ailleurs.
Depuis le début, à aucune moment je ne me suis approvisionné dans un supermarché. Déjà parce que je n'ai pas de grosse capacité de transport, et puis parce que je trouve les produits des producteurs locaux meilleurs (boucheries, mielleries, boulangeries...), et bien qu'un peu plus chers, ça vaut le service, la qualité et le sourire en plus. Mais je m'égare.

J'arrive donc sur Decize. Je rêve d'une bonne douche, et me dis qu'il faut que je sois plus sociable. Oser demander aux gens que je croise de prendre une douche chez eux contre quelques euros si nécessaire, mais j'ai toujours cette « peur de déranger » qui me hante. C'est un phénomène récurrent chez moi, à tel point que dès fois je n'ose même pas appeler des potes pour leur proposer de faire un truc. Ouais je sais, je suis un peu grave parfois, mais je me soigne hein. Donc j'arrive à Decize (vous commencez à le savoir hein) et le centre est plutôt joli, et fidèle à mon habitude je m'arrête sur une terrasse boire un diabolo-houblon. Je suis étonné qu'on me serve une Météor, mais d'après ce que j'ai vu par la suite, à Decize, on en trouve quasiment partout. Étonnant car je ne pensais pas en trouver aussi loin de l'Alsace. Je suis également étonné par le nombre de germanophones. Au bar du centre, comme sur la terrasse du restaurant qui suivra, énormément d'autrichiens et d'allemands.

Rattrapé par le coucher du soleil en raison d'un coup de téléphone de ma chère génitrice, qui comme à son habitude me conte toutes les nouvelles neuves de la famille (sans pour autant tomber dans les ragots, siouplé!) et avec qui j'aime beaucoup discuter, mais lesdites discussions s'éternisant souvent un peu sans renouvellement d'apports informatifs (notez la tentative de diplomatie), je dois vite trouver un endroit pour dormir. Comme d'habitude, je trouverai mon salut sur les bords d'une rivière, pas là Loire cette fois-ci mais un affluent dont j'ai malheureusement égaré le nom. Le hamac est posé en 10 minutes, et décidément c'est soirée téléphone ce soir puisque ma coloc et ma meilleure amie m'appellent pour prendre de mes nouvelles. Je dois avouer tout de même que ça fait bien plaisir quand votre entourage pense à vous, et prend de vos nouvelles...

PS : Maman, c'était une boutade hein, tu peux continuer à m'appeler, en plus une fois pas semaine c'est pas dérangeant, au contraire !!
Lire la suite 3 commentaires | Publié par Gilles edit post

EP2 J7 - St-Victor-sur-Rhins - Digoin

Mon idée initiale au réveil était de prendre le train à St Victor jusqu'à Roanne, histoire de compenser un peu le jour de repos supplémentaire que je me suis accordé. J'arrive à la minuscule gare et ne tard pas à me rendre compte que le prochain train pour Roanne est à 13h30. Bon, eh bien me voilà partie pour me taper la partie nord du Roannais.
Je décide de partir direction Thizy et de contourner Roanne, plutôt que de me farcir la nationale et al traversée de Roanne. Il fait gris, et évidemment le relief ne me ménage pas, je l'ai déjà dit je crois, mais le Roannais, c'est valloné. J'en profite pour faire un petit record dans la descente vers Bourg de Thizy, 62,4km/h. Avec le recul je me dis que c'était un peu inconscient, surtout avec les bagages, bien que la route était droite et le revêtement parfaitement lisse. En général je descends aux alentours des 40km/h, ce qui reste acceptable car je garde une bonne maniabilité et une distance de freinage assez courte. Mes efforts répétés à chaque montées sont récompensés par certains parcimonieux moments de plaisir comme le fait d'aller sur « Mars ». Malheureusement je n'ai pas croisé de martiens, car il était à peu près midi et tous devaioent manger leur rations martiennes.

Ayant bien galéré toute la matinée, je suis bien content en début d'après-midi d'arriver dans une zone plus plate, à partir de Charlieu. Charlieu est une jolie petite vile au ruelles étroites, et c'est la première fois du voyage que je vois des maisons à colombages, comme en Alsace.

En sortant de la ville, je trouve la première voie verte, une piste cyclable bordée d'arbres, sous un tunnel de feuilles. C'est un vrai plaisir de rouler sur ce revêtement lisse, quasiment plat, sans voitures, entouré de vert, le seul inconvénient est qu'on ne voit pas beaucoup de paysage. Ma vitesse monte à environ 20km/h de moyenne ! Je croise les premiers cyclotouristes mais aucun qui va dans la même direction que moi.

Je m'arrête pour aller faire connaissance avec un âne. J'aime beaucoup les ânes. Les mauvaises langue me manqueront pas de dire que c'est parce qu'il s'agit d'un de mes pairs, mais c'est un animal que je trouve beau, sympathique, et puis j'aime les animaux qui ont du caractère. Celui-ci semble particulièrement docile, curieux et semble apprécier mes caresses, au moins autant que mon t-shirt qu'il tente de croquer à plusieurs reprises.

En approchant de Digoin, ma vitesse chute littéralement car je retrouve des petites routes, perdues, avec vent de face. Enfin soulagé d'être arrivé, je me pose dans un petit café du centre pour déguster une bière. Rien de spécial à visiter ici, Digoin est une petite ville sans histoire, sans animation, pas spécialement jolie ni vilaine d'ailleurs. Je trouverai la seule particularité en cherchant un coin pour bivouaquer, en l'occurrence un pont-canal, permettant aux bateaux de traverser la Loire.
Lire la suite 2 commentaires | Publié par Gilles edit post

EP2 J6 - Repos bis

Au réveil je me retrouve seul avec Marina. Maryline est partie à la pêche avec Marco et Fred, et du coup après le pti'dej je m'occupe de peler les tomates pour faire un coulis, puis nous montons à la ferme voisine (être voisins veut dire habiter à 500m environ dans le coin) pour chercher des fromages.

L'heure du déjeuner arrive et nous allons rejoindre les autres à l'étang pour pique-niquer. Lorsque nous arrivons, les paniers regorgent déjà de tanches et quelques carpes. Évidemment le pique nique se déroule dans la meilleure des ambiances, surtout avec Alain, légèrement éméché, qui ne comprend pas comment un alsacien peut porter un kilt sans avoir d'origines écossaises.

En fin d'après-midi, nous emmenons les enfants de Fred et de Marina voir un film à Roanne. Ce sera « Le voyage extraordinaire de Samy », un film d'animation en 3D retraçant les aventure d'une tortue de mer, et pour l'occasion ca sera ma première expérience de film en 3D. Au final, c'est un bon dessin animé pour enfants, l'effet 3D est superbe sur les plans calmes où ça ne bouge pas trop vite, mais dès qu'un banc de poissons file à toute allure ou que l'animation devient trop rapide, ça fait mal aux yeux. Moyennement convaincu donc.

Le soir nous rejoignons « les hommes », toujours à la pêche, pour un dernier barbecue et une dernière partie de rigolade avant de rentrer pas trop tard, car Maryline et Karine bossent le lendemain...

Finalement Maryline avait raison, chez Marina et Marco, on sait quand on arrive, mais jamais quand on repart!
Lire la suite 1 Commentaire | Publié par Gilles edit post
Articles plus récents Articles plus anciens Accueil

A propos de moi:
Age:29 ans.
Taille:1m83.
Poids:Sponsorisé par Picon et Cochonou.
Yeux:Gris-Vert avec un cercle jaune dedans, comme les mutants.
Cheveux:J'ai arrêté.
Piercings:Non, toujours étanche.
Tatouages:Oui mais non.
Astro:Comme tous les poissons, je ne crois pas à l'horoscope.
Religion:Schpouit

Archives du blog

  • ▼  2011 (6)
    • ▼  août 2011 (4)
      • EP3 J6 - Käsmu - Narva
      • EP3 J5 - Loksa - Käsmu
      • J4 - Talinn - Loksa
      • EP3 J3 – Talinn et environs
    • ►  juillet 2011 (2)
  • ►  2010 (14)
    • ►  octobre 2010 (1)
    • ►  août 2010 (13)
  • ►  2009 (17)
    • ►  août 2009 (13)
    • ►  juillet 2009 (4)
  • Recherche






    • Accueil
    • Photos
    • CouchSurfing
    • Facebook
    • RSS
    • Contact

    © Copyright Vadrouille Débrouille. All rights reserved.

    Retour en haut